A Venise, combat pour une architecture durable
En marge de la Biennale d’architecture de Venise, du 28 mai au 27 novembre 2016, le «Salon suisse» propose une série de rendez-vous culturels. La professeure Leïla El-Wakil s’est vu confier leur organisation.

Améliorer l’architecture actuelle n’est cependant pas chose aisée. «Quand bien même la fonction première d’un logement est d’accueillir familles ou entreprises, des normes contraignantes et un formalisme exagéré ont éloigné l’architecture occidentale de ce but, commente Leïla El-Wakil. Toutefois, on voit émerger une volonté de renouer avec l’architecture traditionnelle et les techniques ancestrales, tout en la modernisant. L’usage de matériaux locaux, tels que la terre crue ou le bambou, permet en outre d’inscrire la construction dans une démarche de développement durable, à contrecourant du bétonnage systématique. Une «meilleure» architecture est donc celle qui respecte ses acteurs, ses hôtes, le patrimoine et l’environnement, tout en offrant une dimension éthique.»
Regroupés sous le thème «Wake up! A path towards a better architecture », les événements proposés au «Salon suisse» auront ainsi à cœur de faciliter le dialogue entre architectes, historiens de l’architecture et experts du patrimoine de façon à promouvoir de nouvelles perspectives alternatives. L’inauguration fin mai avec une pièce de théâtre didactique écrite par Hassan Fathy sera suivie de quatre événements qui auront lieu chacun sur quelques jours entre juin et novembre. Des intervenants y mettront tour à tour l’accent sur la réinvention de la tradition, l’auto-construction, l’architecture troglodyte et le petit format. Autant d’approches alternatives dont les architectes de demain pourront s’inspirer pour améliorer notre cadre de vie.
17 mai 20162016