Parcours avant l'université

Les thématiques «données sociodémographiques» et «parcours avant l’université» sont complémentaires. Toutes deux déterminent l’étudiant-e tel qu’il arrive à l’Université de Genève. Dans la première, on s’intéresse à des caractéristiques générales qui situent l’étudiant-e sur «l’échiquier social»: âge, sexe, origine géographique et sociale... Le parcours scolaire avant l’université reçoit une attention toute particulière dans nos études parce qu’il compose avec le cursus universitaire un parcours de formation global. Les écoles primaire et secondaire sont les étapes précédant les études tertiaires. Ici, on s’intéressera donc au parcours de formation antérieur à l’arrivée à l’UNIGE, indiqué par:

  • le type de diplôme secondaire obtenu
  • le lieu d’obtention de ce diplôme
  • le sentiment sur la préparation par l’enseignement secondaire à l’université
  • les éventuelles études tertiaires précédentes

Au moment où il arrive à l’UNIGE, l’étudiant-e est déjà engagé dans son parcours de formation depuis longtemps, qu'il vienne directement de l'enseignement secondaire, qu'il ait déjà suivi des études tertiaires et/ou qu'il ait déjà acquis une expérience professionnelle. Il n'y entre pas complètement vierge de toute influence scolaire et bien souvent, on constate que le parcours universitaire s'inscrit dans la suite logique du cursus antérieur.

C’est sans surprise, par exemple, que nos analyses sur la réussite académique mettent régulièrement en lumière le fait que les "bons" élèves dans le secondaire ont de meilleures chances de réussir à l'université. Mais cet effet n’est pas systématique, un certain nombre de "moins bons" collégiens effectuant d’excellents parcours universitaires. Ils peuvent aussi montrer qu’un collégien qui a suivi l’option économie-droit n’aura pas forcément plus de chances de réussir des études en droit ou en économie.

La mise en relation des données sur le parcours de l’étudiant-e avant son entrée à l’université avec celles de son parcours académique constitue un des axes essentiels à la compréhension des facteurs liés à la réussite. Ces questions relatives à la réussite font partie des principales tâches de l’OVE. (voir la thématique "réussite").

Elle contribue ainsi à la réflexion éclairée sur:

  • les actions à mettre en place pour favoriser la réussite aux études (par les facultés et/ou les services de la DIFE) dès l’entrée à l’université
  • la bonne orientation de l’enseignement secondaire
  • la bonne orientation par l’enseignement secondaire
  • les campagnes de promotion des filières de l’Université de Genève et le type d’étudiant-e-s à cibler

À diplôme secondaire identique, les étudiant-e-s ne choisissent pas forcément les mêmes filières universitaires. Cependant, le type de diplôme (ex. maturité ou bac), la moyenne obtenue (ex. avec ou sans mention), l’option spécifique (ex. classique ou scientifique), le lieu (pays, canton, établissement) où l’étudiant-e a obtenu son diplôme secondaire sont autant de variables qui entretiennent des liens plus ou moins forts avec la réussite. C'est important pour une université qui veut donner le maximum de chances de réussite à ses étudiant-e-s de voir à quel point une trajectoire peut encore être infléchie et quels moyens mettre en place pour éviter un déterminisme qui ne favoriserait que ceux qui ont toujours obtenu de bons résultats scolaires ou qui ont été tôt acheminés, par les parents ou par la reproduction sociale, dans la bonne filière scolaire.

Parcours avant UNIGE final.PNG

Option du diplôme secondaire et choix de filière

34% des collégien-ne-s genevois qui ont obtenu une maturité option artistique s’inscrivent dans les bachelors Economie et management et Sciences sociales

Répartition des collégien-ne-s genevois et des bachelier-e-s français dans les facultés de l’UNIGE selon l’option du diplôme 
tableau OS_faculté.png

Les étudiant-e-s se répartissent différemment au sein des facultés selon l’option du diplôme d’études secondaires. La filière d’études est en grande partie choisie dans la suite de l’option du titre obtenu, mais avec quelques exceptions. On trouve ainsi proportionnellement peu d’inscriptions de collégien-ne-s option Langues modernes romanes en Lettres (contrairement aux germaniques): ceux-ci se dirigent plutôt vers les bachelors en Psychologie et Sciences de l’éducation ou en Sciences économiques et sociales. On peut se demander si leur choix de l’option au collège n’était pas un choix de confort (ex. langue maternelle) plus que d’intérêt. Et si nombre de collégien-ne-s option Artistique choisissent les Lettres, autant s’inscrivent dans les bachelors Sciences économiques et sociale. Pour ce qui concerne les bachelier-e-s, la seule exception concerne la très grande proportion (43%) d’inscriptions dans les bachelors de la FPSE des détenteurs d’un bac Littéraire.

Qualité de la préparation à l'université par l'enseignement secondaire et option spécifique à la maturité genevoise

Jugement de la qualité de préparation à l'université selon l'option spécifique à la maturité (ex-collégiens genevois) graphique parcours avant 1.png
Source: enquête Etudiant-e-s 2014

On constate à la lecture de ce graphique que le jugement sur la qualité de la préparation à l'université par l'école secondaire est assez différente selon le type d'option spécifique à la maturité. Ce sont les étudiant-e-s issus des options spécifiques de langue classique (latin et grec) qui déclarent se sentir le mieux préparé à l'université par leurs études secondaires. Les étudiant-e-s issus des options spécifiques de langues romanes (espagnol, italien) et, surtout, d'économie-droit, sont à l'inverse ceux qui se déclarent le moins souvent bien ou très bien préparés par leurs études secondaires.

Que font les étudiantEs entre les études secondaires et les études universitaires ?

50% des étudiant-e-s déclarent avoir marqué un temps d'arrêt avant d'entrer à l'université de Genève

Raisons invoquées par les étudiant-e-s pour marquer une pause entre leurs études secondaires et l'entrée à l'université de Genève (%)
parcours avant uni.png
Source: enquête Etudiant-e-s 2011

Selon les résultats de l'enquête Etudiant-e-s 2011, il apparaît que 58% des étudiant-e-s qui ont marqué une pause avant d'entrer à l'université de Genève l'ont fait car ils ont mené d'autres études universitaires. 

La seconde raisons évoquée est le fait d'avoir exercé une activité professionnelle. Enfin, on trouve un groupe de raisons proches par leurs natures et qui renvoient à une pause dédiée à une année sabbatique (29%), un voyage (27%), l'apprentissage d'une langue étrangère (24%) ou encore un temps de réflexion (13%

Feuillets

2014

Les feuillets de l'OVE - n°2 - Les collégienNEs genevois à l'UNIGE

 

Notes thématiques

2014

BAC L, ES, S, Maturité suisse: comparaisons du degré de préparation (auto-évalué) aux études universitaires (Etudiant-e-s 2014)

2012

Vie avant l'université et caractéristiques des étudiant-e-s entrants (Etudiant-e-s 2011)

 

Rapports

2006

Etudiants 2006 (complet)

2004

Etudiants 2004

2001

Etudiants 2001 (complet)

 

Articles et présentations

2014

Réussite académique et évaluation par les étudiantEs de leurs conditions d'études. Un enjeu pour la gouvernance des universités (26e Colloque international de l'ADMEE-Europe, Marrakech, janvier 2014)

 

2013

Pour un modèle de prédiction de la carrière académique des étudiants (1e Conférence internationale Enseignement supérieur et mobilités, Grenoble, décembre 2013)

 

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