Édito de la vice-rectrice Micheline Louis-Courvoisier

Édito

L'étudiant et l'enseignement au cœur de nos préoccupations

Micheline Louis-Courvoisier
Vice-Rectrice
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L'étudiant et l'enseignement au cœur de nos préoccupations

Évidemment, l’étudiant est au cœur de nos préoccupations. Sans étudiants, une université n’aurait pas lieu d’être; mais sans enseignement il n’y aurait pas non plus d’étudiants, et sans enseignants il n’y aurait pas d’enseignement. Nous avons donc affaire à un ensemble d’acteurs interdépendants, qui dans  un même mouvement visent le même but: faire converger des étudiants motivés, un enseignement fiable, solide et de qualité, et des enseignants capables d’incarner une science en mouvement, de propulser les étudiants vers leur futur.

En quelques décennies, la manière de transmettre les savoirs a radicalement changé: la salle de classe traditionnelle, avec ses pupitres et son tableau noir, le papier et les stylos, ne suffisent plus à remplir les attentes des étudiants et des enseignants.

Aujourd’hui l’institution académique doit s’adapter à des contraintes spécifiques, mais aussi à des possibilités nombreuses et variées. Dans la société connectée à laquelle nous appartenons, la transmission des savoirs s’effectue sous de multiples formes, aussi bien dans la proximité d’une rencontre que dans une distance virtuelle; les choix de filières se démultiplient, les règlements également; le marché de l’emploi s’est durci; des étudiants doivent gagner partiellement leur vie; les facultés de l’esprit développées à l’Université (méthodes rigoureuses d’analyse, esprit de synthèse, pensée critique et élaborée, distance face à l’objet de recherche, etc.) ne sont pas forcément reconnues en tant que telles dans le monde du travail.

Dans ce contexte, le travail de la DIFE est crucial et intègre ces adaptations multiples et profondes. Son rôle consiste à accompagner l’étudiant pour qu’il puisse tirer le meilleur profit de ses études et de cet espace académique privilégié.

Plus concrètement, ses différents pôles mettent tout en œuvre pour l’aider à orienter ses choix; à additionner certificats et crédits; à concilier études et travail ou encore études et sport; à trouver un stage. Elle s’engage aussi activement à envisager et développer de nouveaux formats pédagogiques.

L’équilibre entre formation professionnelle et enseignement théorique s’articule différemment selon les facultés et les disciplines. La Faculté de médecine ou celle des lettres, par exemple, ne propulsent pas leurs étudiants de la même manière. La première les prépare à un futur aux possibilités variées mais bien définies. Les contours professionnels visés par la seconde sont moins directement prévisibles. Il n’en demeure pas moins que tous les étudiants doivent pouvoir s’insérer dans le monde du travail, quelle que soit la nature de leurs études. La diversité des disciplines et donc des avenirs professionnels est à cultiver et constitue l’une des grandes richesses de l’Université de Genève qui tient à sa polyvalence; mais il nécessite aussi un soutien aux étudiants différencié et adapté.

C’est donc en étroite liaison avec les facultés que la DIFE poursuit ses efforts, de manière à conserver et à entretenir la variété des parcours académiques, des modèles pédagogiques et celle de l’accompagnement de chaque étudiant.

 

Vice-rectrice, Micheline Louis-Courvoisier

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