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Retour sur les événements

:emotions: 2018

Quand les sciences affectives se laissent photographier

Jeudi soir, dix-huit heures, Uni Carl Vogt. Visible depuis la route, la salle qui accueille l’exposition :emotions: invite, avec ses lumières chaleureuses, à pénétrer le mastodonte de béton et de verre. Une petite foule est déjà massée à l’intérieur de la pièce qu’on devine sobre et spacieuse derrière les œuvres qui l’ont habillée pour l’occasion. Le long des murs, des séries de photos se suivent sans se ressembler, dans des formats et des dispositions variés: certaines, en grand format, occupent des pans entiers de mur; d’autres sont disposées en mosaïque ou en ligne sur le fond brut des parois; une autre série encore est projetée grâce à un beamer; au centre de la pièce, enfin, une série de photos imprimées sur des toiles immenses scinde l’espace en deux, tel un grand paravent multicolore. La salle fourmille de sons et de couleurs, d’âmes figées et d’âmes vivantes, et aucun vide ne subsiste. C’est dans cette atmosphère chaleureuse et animée que l’exposition :emotions: est inaugurée.

2018_emotions_article_premier_plan.jpg Photo: Marielle Jacquier, 2018

Une collaboration entre science et art

Le principe de l’exposition :emotions: repose sur une collaboration. Il s’agit d’une rencontre entre la recherche scientifique et l’art, entre le CISA (Centre Interfacultaire en Sciences Affectives) et le public, et enfin entre ses chercheurs et des photographes amateurs. Chaque photographe s’est en effet intéressé à un thème de recherche dans un certain champ d’expertise, et a tenté, après discussions avec le chercheur, de l’interpréter à travers son objectif. Ainsi, des émotions très diverses ont été passées en revue, de celles induites par l’écoute de musique à des raisonnements plus intimes comme l’enfermement ou le choix (prise de décision), en passant par la douleur ou encore la reconnaissance des émotions chez les bébés. C’était donc l’occasion pour les photographes amateurs de l’atelier de reportage photographique des Activités culturelles, sous la houlette des photographes Jörg Brockmann et Denis Ponté, d’interpréter à leur manière une certaine recherche liée aux émotions. Si certains ont réalisé des séries très littérales par rapport à la thématique de recherche, d’autres ont osé une interprétation beaucoup plus personnelle, offrant un résultat qui a plus trait à la photographie qu’à la science:

«C’est plus axé sur la photographie, vraiment, plutôt que sur l’aspect scientifique»

Ce qui laisse finalement la liberté au public de ressentir des émotions propres face aux images exposées, sans forcément se cantonner au projet de recherche initial: «On disait justement qu’on adorait la grande [série], avec l’idée d’être piégé dans sa tête…» (groupe d’étudiants en psychologie).

La photographie comme voie d’accès à la science

Si ce travail d’interprétation a représenté un véritable challenge pour les artistes, cela a également été le cas pour les chercheurs, pour qui il est peu aisé de partager ou de vulgariser l’essence d’une recherche. C’est un point qui est d’ailleurs ressorti dans les différents discours qui ont ouvert le vernissage: pour Jean-François Staszak, directeur du Certificat en études visuelles, qui rappelle que pendant longtemps, les sciences ont négligé les émotions, la réalisation de ce projet est essentielle. Pour lui, «l’art mérite véritablement d’être croisé avec la science car il permet de donner un angle de vue inédit et ainsi peut-être de faire émerger des détails nouveaux sur la recherche». David Sander, directeur du CISA, évoque, lui, le projet comme «l’occasion pour les chercheurs de sortir pour une fois de leur tour d’ivoire et de se demander comment, en collaboration avec les photographes, faire ce qui est très difficile à faire, à savoir représenter les émotions». L’objectif des photographes a donc en quelque sorte joué un rôle de voie d’accès à la science, à la plus grande satisfaction des chercheurs et chercheuses.

Céline Brockmann, elle-même chercheuse, l’affirme: «En lisant les légendes, on a accès aux travaux de recherche et on peut apprécier comment les photographes les ont représentés en images. Il en ressort vraiment quelque chose de positif. Les savoirs ne sont pas figés dans le temps ou dans l’espace, ils sont en mouvement, ils évoluent et se reconstruisent… les voir sous cet autre angle permet de les remettre en question, ainsi que la toute-puissance des chercheur-euse-s.»

2018_emotion_article_3col_v01.pngSéries de photos / Photo: Marielle Jacquier, 2018

Et les émotions dans tout ça?

Face à un public hétéroclite, les œuvres se laissent contempler, décortiquer et déshabiller, sur un fond de discussions animées, de tintements de verres… et du grésillement de tirages photo, provenant d’une borne Photobooth installée pour l’occasion. Certains visiteurs sont venus soutenir des participants du projet, d’autres par curiosité, d’autres encore par intérêt pour les sciences affectives. Car si l’intitulé de l’exposition suggère l’émotion, on sait que c’est l’approche scientifique de celle-ci qui est à la base du projet réalisé entre les murs du CISA. C’est d’ailleurs cette perspective scientifique qui a attiré une partie des visiteurs à la salle d’exposition de l’UNIGE ce soir, à l’instar d’Anouck, étudiante, venue avec ses collègues de cours: «On n’avait pas vraiment d’attentes, mais on est venus par intérêt pour le CISA et leurs recherches, parce qu’on est étudiants en psychologie et que forcément ça nous intéresse…»

«Finalement, les images sortent de l’ordinaire parce qu’il n’y a pas que des expressions faciales, ce à quoi on s’attend souvent quand on parle d’émotions.»
«Ce qui me touche le plus, c’est la magie et la beauté de la diversité humaine. Parce que les travaux sont tous très différents visuellement, et c'est vraiment l'individualité de chaque photographe qui a permis cela.»

Dans les divers discours, échanges ou discussions, ce sont la «gratitude», la «joie» de partager ce moment (David Sander, directeur du CISA), la «magie de la diversité des gens, des connexions entre eux» (Céline Brockmann, adjointe scientifique) ou encore la «surprise» (étudiant en psychologie) qui ressortent de ce vernissage haut en couleurs. Et quantité d’autres émotions attendent de se laisser appréhender tous les jours du lundi au vendredi jusqu’au 16 mars au rez-de-chaussée d’Uni Carl-Vogt, de 7h30 à 19h. Cela sera encore plus particulièrement le cas à partir du 22 février, puisque trois événements donneront vie à l’exposition, avec des performances de l’atelier de danse contemporaine des Activités culturelles, les acteurs-ices de la troupe d’improvisation théâtrale LAITUGE et enfin les interprètes des Cambristi Universitari (musique de chambre de l’UNIGE), à chaque fois en tandem avec des chercheurs du CISA.

L’atelier de reportage photo, un vecteur d’émotions au service de l’UNIGE

2018_emotions_discours.jpgDiscours d'Ambroise Barras, responsable des Activités culturelles / Photo: Marielle Jacquier, 2018

L’atelier de reportage photo, qui a consacré à ce projet avec le CISA six périodes de trois heures, est l’une des offres proposées par le service des Activités culturelles de l’UNIGE. Ambroise Barras, son responsable, rappelle que l’une des vocations des nombreux cours proposés est évidemment de mettre en lumière le travail et la communauté universitaires. Le cours de reportage photo a d’ailleurs initié une nouvelle collaboration, dès octobre 2017, avec les chercheurs du département de Géographie (Faculté des Sciences de la Société), qui aboutira à nouveau à une mise valeur du travail sous forme d'exposition ou de publication. M. Barras invite donc tous les amateurs de photographie à se lancer dans l’aventure!

Marielle Jacquier, janvier 2018

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