Violence, harcèlement, manipulation

Vous êtes victime, auteur-e ou témoin de violence?

Osez en parler!

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Je me sens pris-e au piège. Mon-ma partenaire est violent-e mais à chaque fois s’excuse et promet de ne jamais recommencer.
Je connais une personne qui subit des violences, que dois-je faire?
Parfois je «pète les plombs», il m’arrive de crier, d’injurier et de gifler mon-ma partenaire. Je me sens parfois prêt-e à exploser. Que dois-je faire? Je ne veux plus lui faire peur.

La violence touche toutes les couches de la société, à toutes les périodes de la vie, mais elle est encore plus fréquente chez les jeunes.

La violence peut prendre différentes formes: violence physique, psychologique, sexuelle, raciale, économique ou verbale mais aussi l’intimidation, le harcèlement, la manipulation, l’humiliation, les menaces, le contrôle. Elle a un effet destructeur sur la personne, son corps, son esprit ou sa sexualité.

Les histoires de violence sont toutes différentes mais les victimes ont en commun: la peur, la honte, la solitude, la souffrance, la culpabilité, l’anxiété. Il est important d'agir dès que possible pour y mettre un terme avant qu’elle n’entraîne des conséquences graves, comme le stress psychotraumatique.

Si vous subissez des violences, que vous êtes témoin ou auteur-e, trouvez le courage de briser le silence et osez en parler. Les psychologues du PSS sont formé-e-s à ces problématiques et vous apporteront une écoute et un soutien en toute confidentialité.

Ils-elles vous aideront et vous accompagneront dans vos premiers pas pour sortir de la violence. Ils-elles vous donneront des conseils personnalisés et selon votre situation, vous orienteront sur les démarches juridiques et/ou sociales à entreprendre.

Violence à l'Université: que faire?

Si vous vous sentez menacé-e à l'Université de Genève, alertez le STEPToute situation d’urgence et de menace doit être signalée à la police en composant le 117, puis il faut contacter la sécurité interne de l'UNIGE au +41 22 379 12 22.

Vous trouverez également des conseils et des témoignages sur la page du Service Egalité et dans la brochure sur le harcèlement universitaire.

Politique de protection de la personnalité à l'Université

L’Université de Genève veille à offrir un environnement d’études sain et empreint de respect. Elle exige de ses membres qu’ils-elles s’abstiennent, dans le cadre universitaire, de tout comportement susceptible de porter atteinte à la personnalité de leurs interlocuteurs-trices.

Si vous êtes victime de harcèlement psychologique ou sexuel, ou que vous êtes en conflit avec un-e professeur-e, l'Université a développé une politique de protection de la personnalité pour protéger l'intégrité personnelle de ses membres.

Si la situation nécessite une intervention immédiate et sans délais:

  • Urgences Police: 117
  • Urgences médicales: 144
  • Service de sécurité de l'UNIGE (STEPS): +41 22 379 12 22
  • Recherche d'un logement en urgence (7j/7, 24h/24): +41 22 879 62 14
  • Urgences violences domestiques, si vous souhaitez parler anonymement (7j/7, 24h/24): 0840 110 110
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C'est quoi la violence?

Suis-je victime de violence?

Au début, les victimes ont souvent de la difficulté à mettre des mots sur ce qui leur arrive. Elles ne sont pas sûres que ce qu'elles vivent est de la violence.

Il peut être difficile de se reconnaître comme victime et de s’accepter comme telle. De nombreuses personnes minimisent ce qu’elles sont en train de vivre et ne demandent pas d’aide. Le reconnaître est le premier pas pour en sortir, car la violence n’est pas une fatalité. 

Quelle est la différence entre dispute, conflit et violence?

Nous connaissons tous des épisodes conflictuels avec notre partenaire, notre entourage, des collègues ou des responsables hiérarchiques durant notre vie. Mais la violence n’est pas le conflit. Elle se reconnaît par ses effets destructeurs sur la personne, son corps, son esprit ou sa sexualité. La violence s’accompagne souvent d’une volonté de contrôle et de domination chez l’auteur-e, et d'un sentiment de contrainte et de danger chez la victime. Toutes les violences sont intentionnelles et elles représentent une atteinte aux droits fondamentaux de tout être humain (sécurité et dignité).

Les manifestations de la violence

Si une personne vous rabaisse, vous dénigre, nie votre liberté et votre personnalité, vous critique, vous isole pour mieux vous contrôler, vous surveille, vous menace, vous intimide, vous empêche de voir vos proches, casse des objets devant vous, frappe les portes, vous secoue, vous gifle, vous donne des coups de poings, des coups de pied, s’approprie votre argent, vous fait du chantage ou vous oblige à avoir des contacts sexuels non désirés… alors vous subissez de la violence. Les agressions psychologiques aussi sont graves. Elles ne laissent pas de marques sur le corps mais elles peuvent faire très mal et très peur.

Les auteur-e-s de violence tentent souvent de se justifier et expliquent leurs actes en invoquant un problème extérieur (stress, alcool, chômage, histoire personnelle, etc.). Ils-elles se déresponsabilisent et justifient leurs actes comme une conséquence du comportement de la victime. Quelles que soient les raisons invoquées, la violence que vous subissez est inacceptable. Rien ne justifie la violence et vous devez la stopper. 

Les différentes formes de violence

Bien qu’une majorité des violences soit recensée au sein du couple, elle peut s’exprimer n’importe où et n'importe quand: à l’Université, au travail, dans les transports en commun, au sein de la famille. 

Le site violencequefaire.ch relève 5 formes de violences qui, en général, se cumulent:

  • La violence psychologique: humiliations, chantages, harcèlement, menaces, contrôle,
  • La violence physique: gifles, coups, étranglements, casses et jets d’objets,
  • La violence verbale: insultes, moqueries, crises, commentaires racistes ou humiliants
  • La violence économique: contrôle des dépenses, privation d’argent,
  • La violence sexuelle: viol, contrainte à des actes sexuels non consentis, contrainte de visualiser des images pornographiques

Le cycle vicieux de la violence

D’après les recherches de Léonore Walker (1979), le cycle de la violence s'organise en 4 phases (décrites ci-dessous).

Les phases d’escalade et d’explosion de violence (agression) se succèdent, entrecoupées de périodes d’accalmie et de rémissionlune de miel») durant lesquelles l’auteur-e minimise les faits, regrette, justifie son comportement et promet de ne plus recommencer. Plus le cycle se répète, plus l’emprise est forte sur la victime, plus les périodes dites de «lunes de miel» sont courtes.

C’est pourquoi on parle d’un cercle vicieux. Dans la majorité des cas, le comportement de l’agresseur-euse est de plus en plus dangereux, les épisodes violents augmentent en fréquence et en intensité. Nous parlons alors «d’escalade de la violence». Les conséquences physiques et psychologiques deviennent alors de plus en plus grave. La victime devient le souffre-douleur de l’auteur-e.

Si vous subissez de la violence, il est important d'agir vite pour mettre fin à ce cercle vicieux, avant que les conséquences sur votre santé physique et mentale ne deviennent trop graves.

Les 4 phases de la violence 

  1. Accumulation de la tension: L’auteur-e entre en conflit, il contrôle et menace. La victime ressent de la crainte et de la peur.
  2. Explosion de la violence: L’auteur-e agresse et a recours à la violence. La victime est terrifiée, impuissante, désespérée.
  3. Déni, transfert de la culpabilité: L’auteur-e se déresponsabilise, se justifie et fait ses excuses. La victime culpabilise et se sent responsable.
  4. «Lune de miel», rémission, sursis amoureux: L’auteur-e fait des promesses et des cadeaux. La victime a l’espoir d'un changement et elle minimise les faits.

 

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Les conséquences de la violence

Les histoires des victimes de violence sont très différentes mais elles ont en commun beaucoup de souffrance.

Si vous avez perdu confiance en vous, que vous faites des cauchemars, que vous vous sentez impuissant-e, que vous êtes stressé-e, déprimé-e, que vous vous sentez seul-e, pris-e au piège, dévalorisé-e, mal dans votre peau, que vous n’envisagez plus l’avenir positivement, n’avez plus envie de rien, vous repliez sur vous-même et vous isolez, ce sont des conséquences de la violence. La violence détruit l'estime de soi et la santé des personnes qui la subissent.  

Brisez le silence et parlez-en à vos proches, à une association, à un-e psychologue. Malgré les menaces et la peur, prenez votre courage à deux mains et agissez! Vous n'avez pas à supporter ces abus et cette violence. 

Déni, refus de voir la gravité des choses

Les victimes sont souvent très ambivalentes face à l’auteur-e des violences. Le cercle vicieux de la violence a pour conséquence que les victimes s’habituent à ce statut, elles sont sous l’emprise de la manipulation, du rapport hiérarchique qui s’est installé. La fatigue psychologique participe au refus de voir la gravité des choses. La victime va petit à petit croire en sa culpabilité et excuser les actes de son-sa partenaire.

Violence et sentiments amoureux

Violence et sentiments amoureux provoquent des sentiments contradictoires et ambivalents à l’égard du compagnon ou de la compagne. Les victimes ne tolèrent pas ces actes violents mais l'agresseur-euse se montre gentil-le par moment, lui exprime son amour, promet de ne plus jamais recommencer. D’un côté, la victime a encore des sentiments amoureux et veux croire aux changements, de l’autre elle n’accepte pas les violences mais craint les conséquences que pourrait avoir une dénonciation sur la vie de l'agresseur-euse. 

Conséquences psychosomatiques

Les violences peuvent mettre en péril la vie, la santé, les résultats académiques, l’insertion professionnelle et sociale de la victime. Si les violences sont subies depuis de nombreuses années, elles peuvent même entraîner un état de stress post-traumatique.

Quelles que soient les raisons invoquées, la violence est inexcusable. Rien ne justifie les mots ou les gestes violents. Toutes les formes de violence sont interdites et condamnées par la Loi. Les personnes qui en sont victimes ont le droit d'être protégées par la justice et la communauté. 

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Les solutions pour sortir de la violence

Sortir de la violence prend du temps. Chaque victime a droit à son rythme, à son chemin personnel. Dans le cas d’une violence conjugale, une séparation, même temporaire, est utile. Elle permet de mieux voir l'engrenage destructeur dans lequel la victime est prise.

Sortir du silence est un premier pas important qui vous aidera à aller mieux et vous aidera à vous défendre. Ne restez pas seul-e avec votre peur et votre souffrance.

Vous recevrez au Pôle Santé Social l'écoute et le soutien dont vous avez besoin. Contactez-nous sans plus attendre.

Voici quelques conseils trouvés sur le site violencequefaire.ch pour stopper la violence:

  • Ne vous enfermez pas dans le silence et parlez-en à votre entourage ou à des personnes de confiance
  • Adressez-vous le plus vite possible à un service d'aide qui pourra vous soutenir et vous informer de vos droits.
  • L'UIMPV (Unité interdisciplinaire de médecine et prévention de la violence) des HUG peut également vous recevoir et vous orienter.
  • Notez les numéros d'urgence (police 117, ambulance 144) et les adresses des services d'aide
  • En cas de violence conjugale, préparez-vous à un possible départ en réunissant des affaires personnelles, les papiers importants et de l'argent. Si vous ne pouvez pas partir, mettez-vous à l'abri dans une pièce verrouillée.
  • En cas d'actes de violence physique ou sexuelle allez très vite chez un médecin ou un service d'urgence pour recevoir les soins appropriés et faire établir un constat médical. Le constat est utile pour la procédure pénale et le remboursement des soins.

Si vous avez eu le courage de quitter votre agresseur-euse, votre combat pour vous protéger ne s’arrête pas là: 

  • Ne lui répondez pas si il ou elle veut entrer en contact avec vous
  • Faites-lui comprendre que vous ne voulez plus jamais de contact de sa part
  • Si les tentatives de contact ou de harcèlement persistent, vous pouvez déposer plainte
  • Changez de numéro de téléphone

Numéros d'urgence:

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Auteur-e de violence

Il m'arrive d'injurier, de taper, j'ai un sentiment de rage incontrôlable.

La violence fait vivre à son auteur des sentiments de honte, de culpabilité, d'impuissance. Des changements sont possibles, la violence n'est pas une fatalité. Contactez l'un-e des psychologues du Pôle Santé Social.

L'unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence (UIMPV) s'adresse à toute personne dès 16 ans confrontée à une situation de violence intentionnelle présente ou passée, quel que soit son rôle: victime, auteur-e, témoin, etc.

Boulevard de la Cluse 75
2ème étage
1205 Genève
+41 22 372 96 41
uimpv.violences(at)hcuge.ch
www.hug-ge.ch/medecine-premier-recours/uimpv

L'association VIRES reçoit des hommes et des femmes qui agissent de la violence. Le centre de psychothérapie est composé de psychologues, psychothérapeutes et d’un médecin psychiatre.

Avenue Ernest-Pictet 10
1203 Genève
+41 22 328 44 33
vires(at)bluewin.ch
www.vires.ch

Témoin de violence 

Une amie semble avoir des blessures suspectes, elle semble être vulnérable.
J'ai entendu des cris et des pleurs chez mes voisins.

Ne fermez pas les yeux

Vous soupçonnez qu'une personne est victime de violence mais vous n'osez pas lui parler, vous avez peur de vous tromper?

Si vous avez des doutes ou des interrogations face à la situation dont vous êtes témoin, n’hésitez pas à nous demander conseil pour soutenir la personne de manière adaptée. Il peut suffire d’un mot ou d’un geste au bon moment pour éviter que la situation ne s'aggrave. 

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Contacts d'urgence:

Associations et accueil

Hébergement d'urgence:

  • Foyer Le Pertuis: Accueil en urgence de courte durée - 1 mois maximum - adultes seuls ou avec enfants
    Rte du Grand-Lancy 159, 1213 Onex
    +41 22 879 62 14 

Sites web

 

Guides du Service Égalité contre le harcèlement – en français et en anglais

GuideHarcelement_UNIGE.pdf

PDF • 3 456,82 KB • 23.11.2017

GuideHarassment_UNIGE.pdf

PDF • 3 960,55 KB • 23.11.2017

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