23 septembre 2020 - Anton Vos

 

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Concilier mines artisanales et droits humains, c’est possible

Dans un rapport publié la semaine dernière, la professeure Dorothée Baumann-Pauly précise les mesures qui doivent être prises pour parvenir à transformer le secteur des mines artisanales de cobalt au Congo de manière à ce qu’il respecte les droits humains et l’environnement.

 

 

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Deux mineurs artisanaux s'apprêtent à transporter du minerai de cobalt à vélo entre le site d’extraction et le site de lavage. @ Dorothée Baumann-Pauly

 

Les batteries lithium-ion utilisées dans les téléphones mobiles, les voitures et les vélos électriques contiennent du cobalt. Plus de 70% de ce métal de plus en plus demandé proviennent de la République démocratique du Congo (RDC). Or, entre 15 et 30% de ce minerai sont extraits de mines artisanales où il n’est pas rare de voir des enfants mis à contribution et où les normes de sécurité et de santé sont négligées. S’appuyant sur l’analyse de trois cas concrets, un rapport publié par le World Economic Forum en septembre présente les mesures qu’il faudrait mettre en place pour rendre ces mines plus sûres et socialement plus durables. Car, comme le précise l’auteure de l’étude, Dorothée Baumann-Pauly, professeure titulaire à la Faculté d’économie et de management et directrice du Geneva Center for Business and Human Rights (GCBHR), il n’est pas question d’interdire ces exploitations. Elles représentent une réalité économique en RDC et souvent l’unique source de subsistance pour des communautés locales démunies.

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