10 novembre 2022 - Jacques Erard
Dix térabytes de données de recherche en libre accès sur les datacenters de l’UNIGE
Les hautes écoles suisses sont désormais équipées pour relever les défis de la science ouverte, même si elles avancent en ordre dispersé. Le point de la situation à l’UNIGE, cinq ans après la décision du FNS de lier financement des projets et accès aux données de recherche.
Illustration: Adobestock
Le mouvement en faveur d’une science ouverte et du partage des données de recherche a conduit les universités à mettre en place des infrastructures informatiques pour assurer l’accessibilité et la pérennité des données. Cette évolution a été accélérée en 2017 par la décision du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) de rendre obligatoire, lors de chaque requête de financement, un plan de gestion spécifiant de quelle manière cette manne serait conservée, documentée et partagée.
Les principales plateformes de données de recherche en Suisse
Yareta a été développée par l’Université de Genève sur la base d’un financement de swissuniversities puis de l’État de Genève. Yareta est une plateforme généraliste compatible pour tous les types de données et de domaines scientifiques. Les datacenters sont à Genève.
OLOS est une association fondée par la Haute école de gestion de Genève, la HES-SO et l’Université de Fribourg. Elle a été rejointe par la Haute école pédagogique de Fribourg et la Haute école spécialisée bernoise. L’UNIGE, l’EPFL, l’ETHZ et le consortium Switch figurent parmi ses partenaires. Elle se présente comme une solution généraliste pour tous types de données. OLOS est basée sur une technologie similaire à celle de Yareta et a bénéficié du financement de swissuniversities. Les datacenters sont à Zurich et à Lausanne.
SwissUbase a été développée à partir des réalisations de FORS, le centre de compétences suisse en sciences sociales basé à l’Université de Lausanne. SwissUbase offre des solutions d’archivage multilingues et spécifiques à chaque discipline. Elle est issue d’un partenariat entre l’Université de Lausanne, via FORS, l’Université de Zurich et le consortium Switch.
DaSCH est hébergée à l’Université de Bâle. Elle a été spécifiquement conçue pour les données en sciences humaines et représente la Suisse au sein du Consortium européen Digital Research Infrastructure for the Arts and Humanities.
Zenodo a été développée par le CERN, avec un financement européen, dans le but de promouvoir la science ouverte. Elle vise la communauté internationale des chercheurs/euses de toutes les disciplines et propose des services gratuits, avec une limitation cependant sur le volume des données déposées (50 GB maximum par archive). Les données sont préservées sur des serveurs en Suisse et en Hongrie.