1985-11-05, Alexandre Marc à Denis de Rougemont
Le 5 novembre 1985
Lors de la réception de ton invitation à la réunion de l’assemblée générale du Centre européen de la culture, je me suis senti rassuré, je me suis dit puisque tu n’hésitais pas à reprendre tes activités, c’est que ta convalescence avait suffi à te rendre ton énergie.
Hélas ! je viens d’apprendre que tu n’as pas assisté à ladite réunion. Tu as sans doute bien fait car il ne faut jamais se surmener après une longue maladie, mais ton abstention m’a replongé dans une certaine inquiétude.
Si tu le peux, fais-moi savoir, s’il te plaît, où tu en es et si ton état de santé continue de s’améliorer, comme nous l’espérons.
C’est notre cas : Suzanne va beaucoup mieux, et moi aussi en fonction même de cette amélioration. Mais elle ne veut pas entendre parler de voyages, de sorte que — ne pouvant la laisser seule — je suis pour le moment immobilisé à Vence.