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Toutes les activités sportives sont interrompues durant la semaine de vacances scolaires, du lundi 21 au samedi 26 octobre inclus. Reprise le lundi 28 octobre.

Retour sur les événements

La rentrée des enseignants 2017

La Rentrée des enseignant.e.s est notamment l'occasion pour les professeurs de l'Université de partager leurs pratiques et d'organiser une observation entre pairs. Jeremy Lucchetti, professeur assistant de l' Institute of Economics and Econometrics (Faculté d’économie et management), ouvre justement sa classe pour parler de l'innovation pédagogique qu'il a mise en place: le vote électronique en classe. Dans son cours d'introduction à la micro-économie (1ère année de bachelor), il procède régulièrement à des votes en ligne pour tester la compréhension du groupe et permettre aux étudiants de s'auto-évaluer. Il utilise le système PINGO de l'Université de Paderborn. Lors de cet évènement, nous sommes allés à sa rencontre.

Tamara (Interviewer): Quelle est l’innovation que vous avez introduite dans votre cours?

Pr. Lucchetti: Moi, j’utilise particulièrement le vote en ligne dans des cours assez larges, des cours en amphithéâtre avec 400 étudiants. J’utilise le vote en ligne comme une manière de motiver les étudiants, de séquencer le cours de manière plus rythmée et permettre toutes les 10-15 minutes aux étudiants de travailler en groupe. Donc je leur permets de travailler en groupe, de répondre en groupe et ensuite de s’expliquer entre eux éventuellement les notions qui ne sont pas comprises. C’est la manière dont j’utilise l’outil. Cela peut être des questions simples comme : «Est-ce que vous avez compris ? Est-ce que vous n’avez pas compris?», donc des questions plus pour rythmer le cours. Mais en général, les questions que je formule, ce sont plutôt des exercices qui sont relatifs au cours et qui demandent 3-4 minutes de réflexion. Les étudiants doivent travailler en groupe et la plupart du temps tout seul aussi. C’est pour tester les connaissances, voir si le concept que je viens d’expliquer a été compris ou pas.

En quoi cette nouvelle méthode d’enseignement est innovante?

Pr. Lucchetti: À mes yeux, ce n’est pas juste une méthode pour poser des questions, mais c’est une manière de créer une forme de classe inversée (même si c’est un peu fort comme terme). C’est une manière de créer des moments réguliers dans le cours où les étudiants travaillent et s’expliquent entre eux les notions. J’essaye, autant que possible, de fournir la possibilité aux étudiants de s’expliquer entre eux les notions qu’ils n’ont pas comprises. Cela permet de créer de l’interaction entre les concepts que j’explique et la manière dont eux les métabolisent. Cette méthode de vote en ligne a été implémentée dans les cours d’introduction à la microéconomie pour les étudiants en 1ère année et les étudiants en 3ème année de bachelor. Elle a également été mise en place dans les cours de master et de doctorat. Cela marche dans tous les niveaux.

J’utilise le vote en ligne comme une manière de motiver les étudiants, de séquencer le cours de manière plus rythmée et permettre toutes les 10-15 minutes aux étudiants de travailler en groupe.

Avez-vous constaté un avant/après?

Pr. Lucchetti: Oui, je pense vraiment que dans ma manière d’enseigner c’est déjà beaucoup plus facile. Aussi, quand on sent un flottement dans l’amphithéâtre où il y a 500 étudiants qui commencent à être un peu fatigués, à raison, c’est un moyen d’offrir des moments de relâchement, de travail. Je trouve à mes yeux que ça séquence vraiment mieux le cours. Les étudiants aiment beaucoup pour une bonne raison. Je pense que cela fonctionne bien. Je pense que ça se remarque même dans les résultats des examens, mais c’est surtout dans les retours que j’ai des étudiants, que ce soit dans les évaluations [ndlr: évaluations des enseignements] ou dans la manière dont ils me relancent après le cours. Les étudiants sont unanimes sur le fait que ça les aide à comprendre le cours.

Quels sont les avantages?

Pr. Lucchetti: Moi, je pense que pour les étudiants c’est vraiment leur permettre de travailler en cours. Pour le professeur, ça permet de penser le cours de manière complètement différente. Donc plutôt que d’avoir quelque chose d’assez unilatéral, on pense beaucoup plus en aller-retour. Il faut savoir réagir à de mauvais résultats. Donc, si les étudiants n’ont pas compris un point, il faut savoir réagir. Par conséquent, on prépare le cours de manière complètement différente. Ça m’a pris du temps au début, mais maintenant je pense que les résultats en valent la peine et ça rend les cours beaucoup plus dynamiques sans aucun doute.

Les étudiants sont unanimes sur le fait que ça les aide à comprendre le cours.

Quels conseils pourriez-vous donner aux autres enseignants qui souhaiteraient l’implémenter dans leurs cours?

Pr. Lucchetti: Il faut essayer! Je leur conseillerais d’aller voir tout simplement un des sites web ou applications qui permettent de faire du vote en ligne, que ce soit Votamatic [ndlr: votamatic.unige.ch] ou PINGO ou Socrative. Il y en a plusieurs. Peut-être aussi d’aller voir un cours qui l’utilise ou voir une vidéo d’un cours qui l’utilise et de l’essayer une fois en posant une question toute simple du genre: «Est-ce que vous trouvez que le cours va trop vite?». Donc, poser une question toute simple afin de voir comment ça fonctionne et petit à petit l’intégrer. Moi ça m’a pris un moment pour l’intégrer dans mes cours et maintenant, je l’utilise régulièrement et c’est assez fluide. Je suis très content de la manière dont c’est intégré désormais.

Que pensez-vous de cette idée de venir voir le cours d’un autre professeur?

Pr. Lucchetti: Je trouve que c’est une très bonne idée et j’invite les gens qui sont curieux de voir comment l’outil s’utilise, surtout dans de grands amphithéâtres. Ils peuvent venir avec plaisir.

Pour quelles raisons avez-vous ouvert votre cours aux autres enseignants?

Pr. Lucchetti: Par plaisir! Je suis content d’aller voir mes collègues qui essayent de nouvelles choses. On a mis en place avec des collègues ces observations entre pairs. On allait voir les cours des uns et des autres pour essayer de se conseiller. J’ai beaucoup aimé voir la manière dont eux fonctionnaient. J’ai beaucoup appris. On cherche donc à institutionnaliser le processus.

Par Tamara Benassuli, septembre 2017.

Album photo

Album photo de la rentrée des enseignants 2017

Ces enseignants vous accueillent

Ces enseignants vous accueillent pour une observation

Le vote électronique en classe

Le vote électronique en classe

Exemples d'innovations pédagogiques à l'UNIGE

Exemples d'innovations pédagogiques à l'UNIGE

La Rentrée des enseignant.e.s est notamment l'occasion pour les professeurs de l'Université de partager leurs pratiques et d'organiser une observation entre pairs. Michel Hottelier, professeur ordinaire au département de droit public, ouvre justement sa classe à l’ensemble de la communauté enseignante de l’UNIGE pour voir et discuter de l'innovation qu'il a mise en place : la classe inversée . Il a instauré une classe inversée à partir de l'intégration de plusieurs capsules filmées dans le cadre d'un cours de première année de droit traditionnellement dispensé ex cathedra. Ces capsules, scénarisées, filmées, montées puis animées à la manière d'un MOOC, présentent quelques chapitres classiques du droit constitutionnel de manière vivante et imagée: la constitution, la démocratie, le fédéralisme et la juridiction constitutionnelle. Lors de cet évènement, nous sommes allés à sa rencontre.

Tamara (Interviewer): Quelle est l’innovation que vous avez introduite dans votre cours?

Pr. Hottelier: Ce que j’ai introduit comme projet, c’est un MOOC, mais réservé aux étudiants. C’est ce qu’on appelle un SPOC : Small Private Online Course. Autrement dit, un MOOC pour insiders. Le principe est le même: il s’agit de modules enregistrés, qui prennent la place d’un cours ex cathedra. C’est-à-dire qu’il s’agit d’enseigner la même chose, mais autrement, toujours dans l’idée de favoriser l’apprentissage des étudiants. Cette innovation procure plus de mobilité et de disponibilité aux étudiants. Les étudiants, au lieu de venir en auditoire pendant ces cours-là, ont simplement la possibilité de suivre le cours à distance, sur un support audio-visuel, à leur meilleure convenance. C’est un peu comme si le cours était enregistré, sauf que là c’est un cours scénarisé. Il y a pour l’instant quelques séquences par année.

En quoi cette nouvelle méthode d’enseignement est innovante?

Pr. Hottelier: J’enseigne ce cours depuis de nombreuses années. L’innovation vient essentiellement du constat selon lequel, aujourd’hui, les étudiants utilisent massivement les ressources informatiques à leur disposition. On le constate dans les cours en présentiel: on a devant nous des forêts d’ordinateurs. Donc, mon idée était d’exploiter l’informatique au service de l’étudiant, dans l’idée de leur fournir un accès complémentaire à la matière enseignée.

Mon idée était d’exploiter l’informatique au service de l’étudiant, dans l’idée de leur fournir un accès complémentaire à la matière enseignée.

Pensez-vous que le fait que ce soient des vidéos attire plus l’attention des élèves?

Pr. Hottelier: Je ne sais pas encore, car il s’agit pour l’heure un projet pilote qui a commencé l’année dernière pour les étudiants de bachelor de première année. C’est un projet qui doit être évalué sur deux ou trois ans. C’est ainsi que nous l’avons conçu avec le rectorat. Le constat que j’en fais maintenant est un peu partagé. Les étudiants sont intéressés à cette forme de MOOC, mais on se rend compte qu’en première année, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour les initier à cela. Mais c’est encore un peu tôt pour vous donner une réponse.

Avez-vous constaté un avant/après?

Pr. Hottelier: Oui, clairement. Tout d’abord pour moi: la réalisation d’un MOOC pour l’enseignant représente une grosse charge de travail. Et pour les étudiants, c’est vrai que ça les déstabilise un peu d’entendre: «Voilà la semaine prochaine, vous ne viendrez pas à telle heure, mais vous aurez la possibilité de suivre le cours à distance.»

On voit qu’on a une approche très différente avec des étudiants qui ne sont, au fond, pas encore complètement intégrés à l’université et qui ont un rapport aux cours, un rapport à la connaissance, qui est différent. Je peux tout à fait comprendre que, pour eux, ça les déstabilise un peu plus, par comparaison avec les étudiants qui sont déjà familiarisés avec la vie universitaire.

Quels sont les avantages?

Pr. Hottelier: L’avantage majeur, je pense que c’est principalement une question de disponibilité, je dis bien pour les étudiants. Les étudiants sont de plus en plus mobilisés par une vie para-universitaire. Ce sont souvent des jeunes qui sont engagés dans une vie professionnelle, dans une vie active, qui aussi ne vivent plus chez leurs parents, donc ils assument des charges, donc ils doivent travailler. Par conséquent, on voit bien souvent qu’ils sont sensiblement moins disponibles. En même temps, l’informatique nous offre justement cette possibilité d’adapter l’accès au savoir avec des méthodes qui sont, pour nous, nouvelles. Ce n’est pas du tout la même chose de filmer un MOOC ou de donner un cours ex cathedra. Ce sont même vraiment deux exercices tout à fait différents. Cela s’apprend petit à petit. J’ai déjà réalisé un MOOC avec une collègue, mais destiné au grand public, un vrai MOOC donc. C’est un MOOC d’introduction aux droits de l’Homme. Il marche très bien. Nous l’utilisons aussi à la Faculté de droit pour nos étudiants qui sont plus avancés, qui sont en maitrise ou en formation continue. De l’idée de ce MOOC en droits de l’Homme m'est venue l’idée d’essayer d’intégrer progressivement, pas à pas, la classe inversée en filmant ces petites séquences que je destine à mes étudiants.

Avez-vous eu des retours des étudiants concernant cette innovation? Si oui, lesquels?

Pr. Hottelier: Oui, on a procédé à des évaluations très soutenues sur le MOOC d’introduction des droits de l’Homme. C’est un grand succès. Les étudiants de fin de cycle aiment beaucoup cette forme d’apprentissage, en raison précisément de la liberté qu’elle leur offre. Pour le SPOC de 1ère année de droit, c’est un projet qui est en cours. Cependant, on voit qu’on a une approche très différente avec des étudiants qui ne sont, au fond, pas encore complètement intégrés à l’université et qui ont un rapport aux cours, un rapport à la connaissance, qui est différent. Je peux tout à fait comprendre que, pour eux, ça les déstabilise un peu plus, par comparaison avec les étudiants qui sont déjà familiarisés avec la vie universitaire.

Moi-même, j’ai beaucoup appris de ce que j’ai pu voir chez d’autres. Je pense que si l’on peut échanger entre nous et partager, c’est ainsi qu’on améliore la qualité de l’enseignement.

Quels conseils pourriez-vous donner aux autres enseignants qui souhaiteraient implémenter cette méthode dans leurs cours?

Pr. Hottelier: Je leur dirais d’essayer, de tenter l’expérience. Je pense surtout qu’il faut avoir envie de le faire. Il faut le faire avant tout par dévouement pour les étudiants. En tout cas, c’est comme ça que je fonctionne. Je ne filme pas ces séquences de cours dans l’idée que je ne vais pas donner tel cours à telle heure. Ce n’est pas ça. L’idée c’est de s’adapter, au fond, au nouveau mode de fonctionnement des étudiants.

Pour quelles raisons avez-vous ouvert votre cours aux autres enseignants?

Pr. Hottelier: Parce que moi-même, j’ai beaucoup appris de ce que j’ai pu voir chez d’autres. Je pense que si l’on peut échanger entre nous et partager, c’est ainsi qu’on améliore la qualité de l’enseignement. La qualité de l’innovation pédagogique passe par l’échange.

Par Tamara Benassuli, septembre 2017.

Album photo

Album photo de la rentrée des enseignants 2017

Ces enseignants vous accueillent

Ces enseignants vous accueillent pour une observation

La classe inversée

La classe inversée: mode d'emploi

Exemples d'innovations pédagogiques à l'UNIGE

Exemples d'innovations pédagogiques à l'UNIGE

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