Communiqué de presse Le cerveau en bref Conférence spéciale
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 Allocution de Jean-Dominique Vassalli


  domaine qui concerne aussi directement ce qui fait l'essence de  notre personne, être à la hauteur de ces enjeux est un devoir pour  notre société dans son ensemble. Et dans cette société, l'Université  doit jouer un rôle majeur, parce que, plus que toute autre institution  sociale, elle est placée à l'intersection du savoir et de la réflexion  critique. Il y a là une responsabilité claire pour l'Université.

 Nous percevons tous assez facilement les enjeux liés aux progrès  dans la compréhension et dans le traitement des maladies du  système nerveux. Ces progrès soulèvent parfois des questions  éthiques, c'est vrai, mais nous en connaissons, ou nous croyons en  connaître, les paramètres. Pour illustrer le rôle plus large que doit  jouer l'Université dans la maîtrise des sciences du cerveau,  permettez-moi d'évoquer quelques enjeux, qui sont moins  directement liés au domaine médical. Je ferai appel à l'imagerie, cet  extraordinaire ensemble de techniques qui nous permettent de voir  le cerveau en action.

 En examinant l'activité cérébrale de bouddhistes tibétains et de  religieuses franciscaines en méditation ou en prière, il a été  possible de mettre en évidence une diminution marquée de l'activité  d'une région bien définie de leur cerveau, précisément au moment  où ils/elles atteignaient ce qui est décrit comme une transcendance  mystique. Ceci nous suggère qu'une expérience telle n'est pas une  illusion, mais qu'elle se matérialise d'une manière comparable à  d'autres expériences sensorielles. Les conséquences de ce type  d'observations sur notre compréhension de l'origine des religions,  et l'interprétation à donner aux similitudes frappantes entre des


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