Mes questions : pourquoi moi? confidentialité, utilisation des données, etc.

Régulièrement, en nous renvoyant leur questionnaire, nos étudiant-e-s répondant-e-s nous posent à leur tour des questions, nous font part de leur étonnement, de leurs suggestions, voire parfois (mais rarement) de leurs agacements. Certaines interrogations reviennent fréquemment, concernant la méthodologie de l'enquête Etudiant-e-s et certains choix faits par l'OVE. Ci-dessous, nous listons les plus fréquentes de ces questions. Il suffit de cliquer dessus pour voir apparaître la réponse que nous y faisons.

  • Oui, bien sûr ! Personne ne saura qui a donné quelle réponse. Les traitements que l'OVE réalise ne sont que des traitements statistiques. En disparaissant dans le nombre, vos réponses sont complètement détachées de la personne qui la donne. Toutes les données sont, par ailleurs, anonymisées. Cela signifie que l'identité du répondant disparaît des bases de données.

  • Non (malheureusement pas). Nos questionnaires sont envoyés soit à un échantillon aléatoire, représentatif de la population visée (que nous appelons "univers") soit à l'ensemble de cet univers. Si vous ne recevez pas de questionnaire, c'est que, pour l'année concernée, vous ne faites partie ni de l'univers ni de l'échantillon. Insérer à un échantillon des étudiantEs supplémentaires peut produire des problèmes de représentativité.

  • Pour mener ses politiques étudiantes, l'Université de Genève a besoin de nombreuses informations. Les avis des étudiant-e-s font partie des données importantes à connaître pour développer, mettre en œuvre, ajuster, améliorer ces politiques. En répondant à ces questionnaires, les étudiant-e-s concernés permettent à l'Université de connaître leurs opinions, leurs expériences, leurs difficultés. Pour les étudiant-e-s, c'est une occasion idéale de faire remonter leur avis auprès des autorités. D'autre part, de façon plus générale, c'est aussi une façon de participer à la progression du savoir sur le monde étudiant en Suisse, et à Genève en particulier.

  • Parfois, nos répondant-e-s nous parlent de ce risque en nous renvoyant leur questionnaire. Ils craignent que numéroter les questionnaires facilite le dévoilement de leur identité. En fait, ces données personnelles sont anonymisées et le numéro est justement une façon anonyme de remplacer un nom et un prénom. Ce numéro de questionnaire est cependant indispensable pour deux raisons :

    • Nous envoyons un rappel à ceux et celles qui ne nous ont pas renvoyé leur questionnaire rempli. Pour ce faire, nous utilisons le numéro de questionnaire afin que ceux qui nous ont déjà répondu ne reçoivent pas ce deuxième courrier.

    • Ensuite, ce numéro sert à faire le lien entre les réponses à l'enquête et les informations académiques dont dispose l'université. Par exemple, nous pouvons savoir, en fonction des réponses sur les réalités matérielles quels sont les étudiant-e-s qui vont obtenir leur diplôme de bachelor. Pour faire ce lien, il nous est impératif de disposer de ce numéro de questionnaire.

    Ce numéro nous est donc nécessaire. Mais la correspondance entre ce dernier et l'identité de l'étudiant se trouve dans un fichier totalement séparé. Dans les bases de données, chaque réponse et chaque information n'est reliée qu'à un numéro, symbole de l'anonymat. Pour une fois à l'UNIGE, "l'étudiant-e n'est plus qu'un numéro".

  • Cette possibilité est bien évidemment laissée aux étudiant-e-s qui ne souhaitent pas qu'un lien soit effectué entre leurs réponses et les informations les concernant dans la base de données de l'Université. Chaque année, quelques répondant-e-s utilisent d'ailleurs cette possibilité. Mais ils sont très peu nombreux (moins d'1 %). Il faut dire que cette possibilité de faire le lien entre les données d'enquête et les données administratives est particulièrement intéressante. C'est elle qui permet de comprendre les facteurs qui peuvent influencer les probabilités de réussite et d'obtention d'un diplôme, ainsi que ce qui pousse les étudiant-e-s à ne pas abandonner leurs études et les poursuivre jusqu'à leur terme. L'OVE doit cette chance au soutien que le Rectorat de l'Université de Genève lui accorde. Tout cela se déroule bien évidemment en conformité avec la loi sur la protection de la personnalité.

  • L'évolution des nouvelles technologies et le gain de temps que représente une interrogation en ligne nous ont poussés à nous poser la question de passer du questionnaire-papier au questionnaire en ligne. Ainsi, en 2014, nous avons tenté deux méthodes de recueil des données : l'une en ligne, l'autre par questionnaire-papier. Plus de 65% des répondant-e-s ont choisi la version papier. Non seulement, moins d'étudiant-e-s ont choisi la version en ligne mais, de plus, cette année-là, le taux de réponse a été très bas (nous étions passés largement sous la barre des 40% de taux de réponse).  C'est un problème bien connu parmi les méthodologues des questionnaires que cette baisse du taux de réponse quand le questionnaire est administré en ligne. De plus, une part non négligeable des répondant-e-s (15%) ne sont pas allés jusqu'au bout du questionnaire en ligne. Fort de cette expérience, nous avons donc décidé, afin de maintenir le meilleur taux de réponse, de revenir à la seule version papier dès l'année 2015. Le résultat ne s'est pas fait attendre, nous permettant de retrouver des taux de réponse nettement au-dessus de ceux de l'année précédente.

  • Quelques répondant-e-s nous font parfois part d'un certain agacement d'avoir reçu un rappel leur demandant une deuxième fois de répondre à notre questionnaire. Ils prennent un peu ce rappel pour du harcèlement. Il faut savoir que ces remarques sont très peu nombreuses, beaucoup moins que le nombre de questionnaires que nous recevons en retour après avoir envoyé un rappel. Le rappel est donc un outil efficace pour améliorer le taux de réponse, ce qui est primordial pour donner de la valeur aux résultats de notre enquête. Par ailleurs, il suffit à la personne souhaitant ne pas être recontactée de nous signaler ne pas vouloir recevoir de nouveau courrier pour être retirée de la liste d'envoi du rappel.

  • Il est vrai que notre questionnaire demande à peu près trois quarts d'heures pour être rempli sérieusement. Cela provient de la grande variété de domaines dans lesquels se déroulent la vie étudiante. Et, finalement, pour chaque section de notre questionnaire, nous avons dû fortement sélectionner les questions retenues, afin de ne pas allonger démesurément le temps de remplissage de ce document. Il serait dommage de devoir se priver de domaines entiers de la vie étudiante pour abaisser plus que de raison le temps nécessaire à l'administration de notre questionnaire. C'est un difficile équilibre auquel nous sommes confrontés entre le désir de disposer de toutes les informations pertinentes et celui de ne pas être trop long.

     

  • Oui. Parfois, certaines questions ne semblent pas, au premier coup d’œil, tout à fait indispensables. Mais elles sont utiles parce que ce sont des facteurs qui peuvent influencer des outputs universitaires (par exemple la réussite, la satisfaction vis-à-vis de la formation, les difficultés liées aux études...). Elles servent ainsi aux différents services de l'université dans leur tâche de soutien aux étudiant-e-s.

  • Oui, de plusieurs façons :

    • dans un premier temps, il vous est toujours possible de consulter notre site internet pour y découvrir les résultats que nous publions (voir thématiques étudiantes)
    • par ailleurs, les associations représentatives des étudiant-e-s reçoivent régulièrement des informations reprenant nos résultats, les commissions universitaires dans lesquelles les étudiant-e-s sont représentés prennent souvent connaissance de ces mêmes résultats
    • enfin, si vous avez répondu à un de nos questionnaires, vous bénéficierez sans aucun doute d'un droit particulier à recevoir un résultat qui vous intéresserait
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